Dans une finale terne et ennuyeuse, l’Espagne, plus joueuse et ambitieuse, a dépossédé l’Argentine de son titre de champion du monde (1 – 0, a.p). En s’adjugeant le trophée 2026, son deuxième après celui de 2010, la Roja consacre le jeu collectif au détriment des individualités.
La Coupe du monde de la FIFA 2026 a consacré le collectif au détriment des individualités et même du génie d’un joueur, Lionel Messi. Ce dernier, ne pouvait à lui seul et à son âge (39 ans) porter une équipe d’Argentine qui a refusé de jouer durant cette finale, classée parmi les plus ternes de l’histoire de la Coupe du monde.
Le 104e match du plus long tournoi (5 semaines et demi), depuis 1930, disputé au MetLife stadium de New-York, dans le New-Jersey, a permis à la Roja de l’emporter lors des prolongations grâce à un but du remplaçant Ferran Torres (106e), rappelant son aîné Andrès Iniesta qui offrit le sacre à l’Espagne en 2010 en Afrique du Sud face aux Pays-Bas sur le même score et également lors des prolongations.
Dès le coup d’envoi, donné par le Slovène Slavko Vincic, l’Espagne a pris le contrôle du match avec une possession qui a atteint 65% lors de la première mi-temps. Et c’est logiquement que les espagnols obtiennent la première occasion lorsque Lamine Yamal, servi idéalement par Dani Olmo, bute sur le gardien Emiliano Martinez qui réussit le premier d’une série de sept arrêts décisifs lors de cette finale (5e).
Dans la minute qui suit, Unai Simon anticipe une sortie devant Messi (6e) qui aura du mal à trouver ses marques dans une équipe restée derrière, réduisant les espaces devant des ibériques, certes entreprenants, mais ne trouvant pas non plus de solution devant.
Dans cette configuration, Mikel Oyarzabal a profité d’une séquence collective pour adresser une frappe cadrée, qui finit dans les bras de Martinez (39e). Il sera imité par Marc Cucurella dont le tir passe à côté du cadre (43e).
Usant de jeu dur, Lisandro Martinez prend le premier carton jaune de la partie avant de se blesser et laisser sa place à Nicolas Otamendi (44e).
A la reprise, le match ne change pas de physionomie, avec une équipe espagnole qui continue à mettre la pression sur une Albiceleste toujours sur la défensive, où Leandro Paredes, rentré à la place de Nico Gonzalez ne tardera pas à prendre un carton à son tour (52e).
Les hommes de De la Fuente multiplient les assauts, comme cette frappe d’Olmo captée par Martinez (64e) ou bien cette tête de Ferran Torres sur un centre de Yamal bien maitrisée par gardien argentin (67e).
Les changements apportés par le coach espagnol, notamment l’entrée des Pedri, Mikel Merino, Nico Williams et Ferran Torres, vont accentuer la pression sur l’Argentine qui sera réduite à dix dans le temps additionnel après le second carton pris par Enzo Martinez (90e+4e).
Avant la fin du temps réglementaire, Martinez aura multiplié les parades telle cette frappe de Williams (90e+3e) et ce coup-franc de Yamal (90e+6e).
En supériorité numérique, la Roja assoie sa domination lors des prolongations et parvient à trouver la faille au début de la seconde mi-temps, suite à un centre lobé de Pedro Porro vers Nico Williams au second poteau qui remet de la tête en direction de Mikel Merino bien placé pour mettre un plat du pied sous la transversale (106e).
L’Espagne est récompensée et le football aussi. Merino signe même un second but, refusé pour une position d’hors-jeu limite-limite (114e).
Les dernières minutes sont – enfin – argentines, et c’est encore une fois Messi qui secoue ses coéquipiers, multipliant les ouvertures et les centres vers le box. L’ultime occasion sera gâchée par Giuliano Simeone qui, idéalement positionné face au but, voit son tir passer au-dessus de la transversale (120e+1e).
L’Espagne tient à son succès et décroche sa deuxième étoile, rejoignant ainsi la France (1998 et 2018) et l’Uruguay (1930 et 1950) avec deux titres chacun et met surtout le football au sommet du monde.
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